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L’invité du mois : mon voisin sarrois Jo Leinen et les listes transnationales


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Chaque mois, Nathalie Griesbeck invite, dans sa lettre d’information, un autre député européen à s’exprimer au sujet de l’un des rapports de la session plénière ou d’un sujet d’actualité clef. Ce mois-ci, Jo Leinen, député allemand et durant les six dernières années président du Mouvement européen-International, revient sur l’importance qu’il accorde aux listes transnationales, dont le principe a malheureusement été rejeté ce mercredi 7 février par le Parlement européen. Pour Jo Leinen et Nathalie Griesbeck, grands défenseurs de ces listes, le combat continue, comme ils vous l’expliquent en vidéo !

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Le groupe parlementaire de Nathalie Griesbeck, l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE), défend depuis plus de dix ans le principe de « listes transnationales ». Mercredi 7 février, à Strasbourg, le Parlement européen a manqué une grande occasion en refusant de mentionner les listes transnationales au sein du rapport d’initiative consacré à la composition du Parlement européen pour la prochaine mandature (2019-2024).

 

Les listes transnationales : une occasion manquée !

Les listes transnationales auraient permis d’élire un petit quota de députés dans une circonscription électorale européenne, renforçant ainsi l’identité européenne. En effet, en votant pour des candidats qui proviennent de différents États membres, ces listes participeraient au dépassement des frontières et au renforcement de la citoyenneté européenne.

Les listes transnationales seraient établies par les partis politiques européens (tel que le Parti démocrate européen). En outre, à la tête de ces listes, figureraient les potentiels candidats à la présidence de la Commission européenne (cf. article sur le processus des « Spitzenkandidaten » http://www.nathalie-griesbeck.fr/2018/02/soutien-reitere-du-parlement-au-processus-de-spitzenkandidaten/).

Néanmoins, il reste un espoir pour les listes transnationales. En effet, les chefs d’État et de gouvernement, représentés au Conseil, peuvent amender le code électoral européen. Or, le président français, Emmanuel Macron, soutient depuis plusieurs mois cette idée de listes transnationales. Il peut également compter sur le soutien de ses voisins espagnols et italiens. Le combat continue…

 

La France récupère 5 sièges de députés

Outre la question des listes transnationales, le rapport avait également pour objectif de régler le sort des 73 sièges qui se libéreront suite au départ des Britanniques. Les députés européens ont tout d’abord approuvé la réduction du nombre de parlementaires européens qui passera de 751 à 705. Les 27 sièges restant seront redistribués entre 14 pays de l’Union européenne actuellement sous-représentés. Ainsi, la France disposera désormais de 79 sièges, soit cinq sièges de plus qu’actuellement !

 

Retrouvez le communiqué de presse de la délégation française de l’ADLE sur les listes transnationales :

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LISTES TRANSNATIONALES : UN RETROPEDALAGE MAL VENU

Mercredi 7 février 2018, les députés au Parlement européen réunis en session plénière à Strasbourg ont adopté le rapport Hubner Silva Pereira portant sur la composition du Parlement européen pour la prochaine mandature (2019-2024).

Le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne en mars 2019 entrainera en effet le départ des députés britanniques du Parlement européen.

La délégation française du groupe ADLE était mobilisée sur deux questions en particulier :

Une partie des sièges qu’ils libèreront (27 sur 73) devrait permettre d’attribuer à certains Etats membres davantage de députés dans le respect du principe de proportionnalité dégressive selon lequel plus un pays est peuplé, plus il a droit à un nombre élevé de députés. Le texte adopté aujourd’hui prévoit que la France obtienne ainsi 5 sièges de plus, passant de 74 à 79 élus. D’autre part, le Parlement prévoit de supprimer ou « geler » un certain nombre de places.

Enfin le rapport proposait d’allouer 27 sièges à l’élection de députés sur une circonscription étendue au territoire de l’Union européenne. Nous regrettons de n’avoir pu trouver une majorité pour soutenir les listes transnationales lors du vote en plénière (368 voix pour le rejet – 274 voix contre – 34 abstentions).

C’est maintenant au Conseil, où le soutien du Président Emmanuel Macron à ce projet est connu, de trancher.

La délégation française au sein du groupe ADLE se compose de Jean Arthuis, Jean-Marie Cavada, Thierry Cornillet, Nathalie Griesbeck, Patricia Lalonde, Robert Rochefort et Dominique Riquet.

 

Les précédents « invités du mois » :

 

8 février 2018