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"Le plan acier ne répond pas à l'urgence".


Grand-Est / Mon action

Le secteur de l’acier vit depuis plusieurs années une crise extrêmement profonde. Florange et Liège  en sont les exemples les plus emblématiques, mais c’est l’Europe de la sidérurgie dans son ensemble qui est frappée. C’est dans ce contexte que le Commissaire européen à l’Industrie, l’italien Antonio Tajani, a dévoilé mardi 11 juin à Strasbourg une série de mesures et de recommandations visant à assurer l’avenir de l’industrie sidérurgique en Europe. Il s’agit de la première initiative de la Commission européenne dans ce secteur depuis 1977.

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Le secteur de l’acier en Europe, ce sont quelques 360 000 personnes, pour un chiffre d’affaires d’environ 170 milliards d’euros. Autant dire un mastodonte qui occupe une place stratégique dans l’économie de l’UE. Or, sous les coups de la crise mondiale, la demande d’acier a baissé de près de 30% depuis 2007 et de très nombreux emplois ont été détruits. Pourtant, rappelle Nathalie Griesbeck, « l’UE reste le second producteur d’acier au monde avec 177 millions de tonnes. Il y a donc, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire depuis 20 ans, un avenir pour la sidérurgie en Europe« . En effet, selon l’OCDE la demande d’acier devrait augmenter de 2.3 milliards de tonnes d’ici 2025 notamment à cause de la demande dans le secteur de la construction et des transports. Mais comme le souligne Nathalie Griesbeck, « l’urgent c’est le présent! Or, la Commission avec son plan ne répond pas du tout à cela. Les mesures sont bonnes, elles permettent de se préparer aux grandes mutations mondiales, mais elles ne sont pas assez fortes pour remédier notamment à la faiblesse de la demande« .

Le plan présenté par la Commission européenne prévoit entre autres mesures, de s’attaquer aux formalités administratives, de renforcer les programmes d’apprentissage et l’innovation, ou encore d’assurer la compétitivité en abaissant les coûts énergétiques, qui représentent jusqu’à 40 % de l’ensemble des coûts d’exploitation. « Cela est tout à fait positif note la députée du Grand Est, mais le cœur du problème c’est que c’est l’industrie européenne dans son ensemble qui souffre. Sans soutien à l’industrie et notamment à l’industrie automobile, la sidérurgie de ne peut se redresser durablement. Il faut stimuler la demande dans ce secteur, ici réside une des clefs pour en finir avec cette crise qui n’a que trop duré« .

Pour découvrir dans le détail le plan d’action de la Commission européenne, cliquez ici

18 juin 2013